A partir du 24 janvier 1943, sur ordre d’Hitler, les soldats allemands aidés par la police française évacuent 20 000 habitants du quartier St Jean, au pied du Panier, le plus vieux quartier de Marseille. On appelle cet événement ‘la rafle du Vieux Port’.
Les soldats allemands pensaient que de nombreux résistants qui luttaient contre les occupants allemands se cachaient dans ce quartier populaire que l’on appelait « la petite Naples » en raison de l’importante présence de personnes originaires d’Italie.
Plus de 1600 personnes (quelques résistants mais surtout beaucoup de juifs) sont alors arrêtés et envoyés dans des camps de concentration en Europe de l’Est, d’où très peu d’entre eux reviendront vivants. Les autres seront envoyés dans des camps d’internement à plusieurs centaines de kilomètres de chez eux, et beaucoup d’entre eux ne pourront jamais revenir s’y installer.
Car une semaine plus tard, les allemands dynamiteront (feront exploser) une grosse partie de ce quartier : 1500 immeubles et 82 rues et places seront rayés de la carte, soit l’équivalent de 20 terrains de football.
Il faudra attendre plus de 80 ans pour que le 30 septembre 2026, la justice reconnaisse que la rafle du vieux port constitue un crime très grave : un crime contre l’humanité.